Qui sont ces gilets orange pour qui le Covid-19 n’existe pas ?

Gilets orange Italie

Inspiré du mouvement social des Gilets jaunes, les « gilet arancioni » se sont réunis le samedi 30 mai pour manifester sur les places d’une trentaine de grandes villes dont Milan, alors que la crise sanitaire du Covid-19 n’est pas terminée.

Le mouvement, qui se distingue par le port de gilets orange, a été créé en 2019 par Antonio Pappalardo, ancien général de brigade de la gendarmerie italienne. À l’inverse des gilets jaunes français, il s’agit d’un véritable parti politique auquel les médias ne prêtaient jusqu’ici que peu d’attention. Leurs revendications sont, entre autres, le retour à la lire italienne, ancienne monnaie nationale remplacée par l’euro en 2002, et la fin du gouvernement Conte II qui irait de pair avec de nouvelles élections.

Attention toutefois à ne pas confondre ces militants avec les agriculteurs, premiers à avoir endossé les gilets orange en 2019. Ils voulaient alors sensibiliser l’opinion sur les problèmes du secteur agricole. Onofrio Spagnoletti Zeuli, à la tête de ce mouvement initial, s’est désolidarisé des manifestations polémiques du 30 mai : « Nous sommes à des années-lumière des événements d’aujourd’hui et des organisateurs ».

Des slogans et des positions anti-gouvernement

Parmi les cris scandés et les prises de paroles durant la manifestation, on pouvait entendre : « Le coronavirus n’est qu’un stratagème politique, économique et social parce qu’on veut nous vendre à la Chine, surtout Di Maio, pour qu’on fasse des vaccins et qu’on nous fiche ». Les insultes ont aussi volé à l’égard du Président du Conseil Italien, Giuseppe Conte.

Pas de précautions contre le virus

Les manifestations ayant pris place samedi à Milan ont été récriées par le maire de la ville, Giuseppe Sala, qui a qualifié le rassemblement d’« irresponsable ». Des mesures sont en vigueur pour protéger la population de la diffusion du virus, et celles-ci n’ont pas été respectées : pas ou peu de port du masque, négligence de la distanciation sociale et rassemblement de plusieurs centaines de personnes sur la place du Duomo.

Suite à la première manifestation, Giuseppe Sala a expressément demandé au préfet de Milan de dénoncer les organisateurs et participants reconnaissables pour violation du décret contre la diffusion du coronavirus.

Inès Daneluzzo-Albertini

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