L’Italie envahie par les sardines

Le mouvement des sardines sont nées dans les rues de Bologne, sans drapeaux politique et sans insulte : maintenant elles sont partout, même à New York. 

Que cela plaise ou non, le succès des « sardines » nous dit qu’une partie importante de la population italienne ne se retrouve pas dans la propagande souveraine de la Ligue, mais ne s’identifie pas non plus dans les partis actuellement existants. L’objectif des sardines est de souligner cette crise dans l’espoir de donner à l’Italie un avenir. 

Elles sont nées tout d’un coup : parallèlement à la présence de Matteo Salvini à Bologne le jeudi 14 novembre pour soutenir Lucia Borgonzoni – candidate de la Ligue aux prochaines élections régionales – sur Facebook un événement appelé « 6.000 personnes contre Salvini » a été lancé. Les organisateurs avaient demandé aux participants de se réunir à 20h30 devant la basilique de San Petronio. En même temps, Salvini entrait dans le PalaDozza de Bologne. L’intention initiale était de prouver à Salvini que sur la Piazza Maggiore il y avait 6 000 personnes, « étroites comme des sardines » pour protester contre lui, un nombre supérieur aux 5 570 personne que le PalaDozza peut contenir.

Le mouvement des sardines n’a pas encore un programme politique clair. Les initiatives qui rassemblent les manifestants dans les différentes villes sont spontanées et naissent de l’initiative de groupes locaux. L’objectif premier des manifestations serait d’exprimer une dissidence transversale contre le chef de la Ligue et ancien vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, mais aussi contre le « populisme » en général.

La presse italienne a été en générale très dure avec les sardines: les deux critiques principales sont d’abord que ces manifestants agissent sans aucune représentante politique – ce qui rend difficile après la manifestation une vraie action politique – et ensuite que les manifestants s’expriment contre quelqu’un et non pour quelque chose. Pourquoi « sardines » ? La sardine est un poisson populaire, pas cher. Et surtout, il ne se présente jamais seul. Il est toujours collé à d’autres sardines. C’est un poisson de la solidarité et pour l’action en groupe. 

Daisy Boscolo Marchi

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