Les impacts du Coronavirus sur l’activité et l’économie italiennes

L’épidémie de la maladie infectieuse se propage dans le nord de l’Italie, obligeant des villes à prendre des mesures de confinement. Le coronavirus a fait 17 morts dans le pays, et les personnes diagnostiquées sont 650. Milan impose un couvre-feu, des musées ferment, des vols sont annulés. Le but est de limiter la propagation du virus, protéger la population et ne pas céder à la panique, mais l’activité et l’économie italienne en pâtissent.

La première affectée est Milan et son énorme capital économique. Le centre névralgique international qui représente 9,6 % du PIB italien impose un couvre-feu de 18 heures à 6 heures, limite ses accès à la culture et voit les touristes fuir, avec des impacts catastrophiques sur les activités commerciales de quasiment tous les secteurs. Résultat pour le tourisme : une perte de 3 millions d’euros par jour, selon les estimations de Maurizio Naro, président des hôteliers de Milan, interviewé par La Repubblica. Les secteurs de la mode et du luxe sont fortement touchés aussi puisque la clientèle chinoise n’est plus au rendez-vous, elle qui dépense en moyenne 300 millions d’euros par an dans les griffes italiennes.

Dans le nord de l’Italie plus largement, les précautions sont aussi de mise. De grands salons ont été annulés comme ceux d’œnologie Genova Wine Festival et Live Wine Milano, habituellement rendez-vous privilégiés des hommes d’affaires. D’autres sont en danger, comme le prestigieux Salon du Meuble de Milan ou le Salon International des Vins et Spiritueux qui se déroule à Vérone. Dans le secteur des transports, la société ferroviaire Trenord comptait lundi 60% de voyageurs en moins que la moyenne habituelle, soit seulement 350.000 personnes : une conséquence de la solution du télé-travail pour beaucoup d’actifs.

Les investisseurs aussi se sont montrés très anxieux face à l’épidémie. La Bourse de Milan, après avoir perdu jusqu’à 3%, a fini en recul de 2,66% jeudi à 22.799 points. La plus forte baisse du FTSE Mib a été enregistrée par STMicroelectronics, qui a perdu 6,86% à 24,86 euros, et les valeurs bancaires étaient aussi en berne comme UniCredit (-4,38% à 12 euros), Banco BPM (-4,22 à 2,06 euros) ou Intesa Sanpaolo (-3,88% à 2,28 euros). La Bourse de Paris, elle, a perdue plus de 3% points jeudi, avec des protagonistes plutôt pessimistes quant à l’évolution de la crise sanitaire.

Inès Daneluzzo-Albertini

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