Les faux produits agroalimentaires italiens valent 100 milliards €

Gastronomie italienne

La valeur des faux produits agroalimentaires Made in Italy dans le monde s’élève à plus de 100 milliards d’euros avec une augmentation record de 70% au cours de la dernière décennie, en raison du piratage international qui utilise incorrectement des mots, des couleurs, des lieux, des images, des dénominations et des recettes qui rappellent en Italie pour de faux aliments qui n’ont rien à voir avec le système de production national. C’est ce qui ressort de l’étude Coldiretti à l’occasion de la présentation des nouvelles règles sur l’obligation d’indiquer sur l’étiquette l’origine de tous les aliments approuvés par la loi 12 du 11 février 2019. 

Le boom des faux produits, qui volent trois cent mille emplois à l’Italie, est dû à un paradoxe, à savoir la « faim » du Made in Italy à l’étranger avec la prolifération des imitations low-cost mais aussi les guerres commerciales liées aux tensions politiques, comme le montre l’embargo russe, avec un véritable boom de la production locale de faux plats Made in Italy: du salami “Italia” à la mozzarella « Casa Italia », de la salade « Buona Italia » à la Robiola ou encore à la mortadelle “Milano”, tout est rigoureusement fabriqué dans le pays de Poutine. 

Deux produits de type italien sur trois vendus dans le monde sont des faux

Malgré le record des exportations agroalimentaires Made in Italy qui atteignent en 2019 la valeur de 44,6 milliards d’euros, Coldiretti rapporte qu’aujourd’hui plus de deux produits de type italien vendus dans le monde sont faux avec le phénomène du soi-disant italian sounding qui affecte tous les produits à des degrés divers, des charcuteries aux conserves, du vin aux fromages mais aussi de l’huile d’olive extra vierge, des sauces ou des pâtes et touche tous les continents.

En réalité – explique l’association des entrepreneurs agricoles – contrairement à ce qui se passe pour d’autres secteurs comme la mode ou la technologie, ce ne sont pas les pays pauvres qui falsifient la cuisine italienne, mais surtout les émergents ou les plus riches à partir des États-Unis et de l’Australie. En tête du classement des produits les plus contrefaits selon Coldiretti, il y a les fromages, à commencer par le Parmigiano Reggiano et le Grana Padano, du “parmesao” brésilien au “reggianito” argentin jusqu’au “parmesan” répandu sur tous les continents, ou encore les imitations de Provolone, Gorgonzola, Pecorino Romano, Asiago ou Fontina. Parmi les charcuteries, les plus prestigieuses sont clonées, de Parme à San Daniele, mais aussi la mortadelle de Bologne.

Edoardo Secchi

Edoardo Secchi -

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