Le Conseil de l’Europe frappe l’Italie sur l’égalité de genre

En Italie, il existe une résistance contre la pleine mise en œuvre de l’égalité entre les femmes et les hommes. C’est ce qu’il ressort de « Grevio », l’organe du Conseil de l’Europe qui évalue comme les Etats membres appliquent la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence sur les femmes. 

L’Italie: un pays peu attentif aux politiques pour l’égalité dans la sphère professionnelle et sociale 

Le Conseil de l’Europe a souligné sa préoccupation pour « ‘une tendance à réinterpréter les politiques d’égalité des sexes comme des politiques familiales et de maternité « . En d’autres termes, l’Europe nous dit qu’il est acceptable de promouvoir une responsabilité égale au sein de la famille, mais cette approche est loin d’être suffisante. Il existe également en effet, une toute autre sphère d’égalité – dans le travail, dans la vie sociale – que les institutions italiennes ont malheureusement tendance à ne pas traiter depuis des décennies. 

Le rôle de l’Education nationale 

Selon Grevio, l’école italienne ne fait pas assez pour combler l’écart entre les sexes. Le rapport souligne que de nombreuses écoles subiraient une pression croissante pour renoncer à mener des activités éducatives sur le sujet. Aussi, au niveau de la recherche universitaire, il y aurait une délégitimation des études sur les questions de genre, tandis qu’au niveau local, certaines villes auraient « censuré » les événements qui devaient se tenir dans les bibliothèques publiques et visaient à sensibiliser sur les questions de genre. L’organe du Conseil de l’Europe se dit profondément préoccupé par le fait que le projet de loi 735 sur les règles de garde partagée et sur la garantie de coparentalité ait été déposé au Sénat: selon Grevio, si approuvé, ce projet de loi aurait entraîné de sérieuses régressions dans la lutte contre les inégalités entre les sexes. 

Les initiatives louables 

Le rapport met également en évidence les bonnes mesures dont d’autres pays pourraient même s’inspirer: la loi 80/2015, approuvée par le gouvernement Renzi, qui accorde aux femmes victimes de violences particulières un congé du travail ou la loi 4/2018, approuvée par le gouvernement Gentiloni, pour les orphelins des victimes de féminicide. La création de la Commission sénatoriale d’enquête sur les féminicides est également considérée comme « louable ».

Daisy Boscolo Marchi

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