Moncler & Milan pourraient bientôt passer aux groupes Kering et LVHM

janvier 10, 2020
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Remo Ruffini, PDG et actionnaire de référence de Moncler, a confirmé des contacts avec le groupe de luxe français Kering, tout en précisant qu’il s’agit de l’un des échanges que la société a l’habitude d’entretenir et qu’il n’y aurait actuellement aucune offre précise. En même temps, Louis Vuitton serait en train de s’intéresser au club de football de Milan. Le club « dei Rossoneri » est en pleine crise financière et sportive. Il n’a qu’une propriété temporaire – le fonds américain Elliott, premier créancier et devenu actionnaire quasi unique depuis l’été 2018. Le club semble avoir besoin d’une nouvelle référence stable, comme il l’a été Silvio Berlusconi auparavant. 

Moncler, une croissance spectaculaire 

Moncler était presque en faillite dans les années 90. La relance est venue grâce à Remo Ruffini et depuis la société n’arrête pas de croitre. Le débarquement en bourse a eu lieu en fin 2013, à 10,20 euros par action. Depuis, la croissance a été de 315%, soit une moyenne de 26,7% par an. En 2018, la société a clôturé avec un bénéfice net de 138,7 millions sur un chiffre d’affaires de 237,6 millions, avec une dette financière à long terme qui ne dépasse guère 80 millions.

L’Italie et la France: une saine compétition dans le monde du luxe 

Certes, ce n’est pas la première fois que les français se tournent vers les marques de luxe italiennes. Le groupe Kering possède déjà Gucci, Pomellato, Brioni et Bottega Veneta. Le rival Lvhm, le colosse de Louis Vuitton, au fil des ans a répondu en rachetant Fendi, Loro Piana et Bulgari. Et ces dernières semaines, elle a fait une offre formelle à Tiffany, une société américaine active dans la vente de bijoux et synonyme de style et d’élégance dans le monde. La stratégie à suivre dans le monde du luxe serait celle de la « diversification ». Dans le cas de Kering, le groupe deviendrait actif dans un segment dans lequel il n’opère pas actuellement et dans le cas de LVHM, l’achat du club de football pourrait devenir un véhicule pour transmettre un message plus large visant la beauté et compléter le succès d’un groupe, le rapprochant d’une réalité plus « populaire ». 

Quelqu’un se plaindra pour le fait qu’une autre entreprise italienne passe aux investisseurs étrangers, mais une entreprise est comme une plante: pour ne pas la laisser mourir, il faut l’arroser. Pas avec de l’eau, mais plutôt avec des investissements et des nouveaux capitaux. C’est faux de penser que tous les groupes étrangers qui ont acquis une marque de luxe italienne, ont finit par lui voler ses énergies humaines et son « savoir faire ». Une preuve? Le succès de Gucci sous LVHM.

Daisy Boscolo Marchi

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