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Le secteur du tourisme en Italie : un bilan controversé

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Le 2019 a été une année très positive pour l’entrée de capitaux étrangers en Italie dans le secteur immobilier. En 2019 les investissements étrangers dans le secteur ont touché le record de 12 milliards d’euros.  Selon une étude [...]

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Milan dépasse le seuil des 200.000 entreprises

Création d’entreprises en hausse à Milan, + 3,5% En deux ans, sur la période 2016-2018, les entreprises milanaises inscrites au registre des entreprises ont augmenté de 3,5% passant de 199.000 à 206.000. 25% ont leur siège dans le centre [...]

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Toute l’actualité de l’industrie du Luxe

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Naissance d’un nouveau Fonds National pour l’Innovation

Le nouveau Fonds National – prévu par Cassa Depositi e Prestiti (Cdp) – gérera un milliard d’euros pour réunir et multiplier [...]

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Start-up innovantes en Italie : bilan de l’année 2019

Cette année, elles ont franchi le seuil des 10 000 unités, elles sont en constante augmentation, elles n’ont jamais collecté autant de [...]

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Les touristes chinois traînent le luxe à Rome et Milan

Dans l’ensemble, le 2019 a été une année extraordinaire en Italie pour les ventes hors champs TVA aux touristes non européens. 

La législation italienne et le remboursement de la TVA 

La législation italienne prévoit le
remboursement total de la TVA de 22% pour une dépense supérieure à 154 euros,
ce qui se transforme évidemment en un volant pour les achats dans les magasins
des principales villes italiennes : Milan, Rome, Florence et Venise. 

Vols Italie-Chine : un partenariat stratégique 

En 2020, 108 vols hebdomadaires à
destination et en provenance de la Chine sont attendus, qui passeront à 164 en
2022, en dépassant également la France (125 vols par jour), référence
européenne dans les relations avec Pékin. D’après les données de l’agence des
douanes, les touristes chinois sont les principaux clients internationaux des
marques italiennes du luxe : ils représentent 36% du marché des achats hors
champ TVA en Italie, pour une recette moyenne de 1129 euros par personne. 

Milan et Rome en tête 

En 2019, Milan et Rome arrivent en tête du
classement des villes européennes les plus performantes. Notre croissance
pourrait être encore plus accélérée : l’Espagne, par exemple, vient de remettre
à zéro le seuil de remboursement de la TVA pour les touristes extra-UE
(actuellement à 154€ en Italie). Il est clair que, si ce choix entraîne une
baisse des recettes fiscales, il pourrait en revanche faire grimper les ventes.
Les marques du luxe italien pourraient en gagner en termes de volumes de vente,
ce qui pourrait probablement impliquer plus d’emplois et donc d’impôt sur le
revenu. Milan et Rome détiennent respectivement 30% et 19% des parts de marché
et progressent de 6% et 12% par rapport à 2018, dépassant toutes les autres
villes européennes. Venise et Florence ont également eu des bonnes
performances.

L’Italie, le pays qui connaît la plus forte croissance

Les achats effectués dans les magasins italiens ont augmenté de 11% et ont transformé notre pays en celui qui connaît la plus forte croissance, devant l’Espagne, la France et le Royaume-Uni. Les achats de touristes hors UE en Allemagne ont diminué en 2019. 

Daisy Boscolo Marchi

Le 25 mars sera la journée dédiée à Dante Alighieri

Le conseil des ministres, sur proposition du Ministre de la culture Dario Franceschini, a fixé la date de la journée dédiée au poète Dante Alighieri. 

Dante Alighieri: un pilier culturel

La journée dédiée à Dante Alighieri s’appellera « Dantedì » (jour de Dante en italien).  Cette journée entre officiellement dans le calendrier italien le 25 mars. Le Conseil des ministres, dans la séance du vendredi 17 janvier, a approuvé la directive fixant la journée du poète, au vu de l’anniversaire des 700 ans de sa mort, qui tombera en 2021. L’objectif de cette journée est de renforcer la culture italienne, et Dante en est un point d’ancrage fondamental. Le Ministère de l’éducation sera aussi concerné par cette journée:   des initiatives pour les étudiants dans toutes les écoles d’Italie seront mises en place déjà à partir de 2020. 

Pourquoi cette date? 

Les dates possibles étaient deux: le 14 septembre, date de la mort du poète, et le 25 mars, que les érudits reconnaissent comme la date du début du voyage dans l’au-delà de Dante dans la Divine Comédie. Le Conseil des Ministres à opté pour la deuxième,non seulement pour souligner la valeur symbolique inestimable de ce voyage dans la littérature italienne (et mondiale), mais aussi en raison de son emplacement plus heureux au cours de l’année scolaire, qui permetterai d’impliquer au mieux les étudiants italiens dans les festivités et les activités culturelles prévues. 

Daisy Boscolo Marchi

Situation économique italienne en 2019

Croissance du PIB

Selon l’Istat, l’Italie devrait connaître une croissance de 0,2% de son PIB en 2019, puis de 0,6% en 2020. Il s’agit d’un net ralentissement par rapport à la croissance des dernières années:

  • 2018 (+0,8%)
  • 2017 (+1,7%)

L’économie italienne est affectée par le ralentissement des économies européennes (notamment de l’Allemagne) et les récentes tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. 

Si on regarde les prévisions de la Commission européenne, la situation n’est pas meilleure: selon ses données,  le PIB italien devrait croître de 0,1% en 2019 puis de 0,4% en 2020. L’Italie selon la Commission, sera le dernier pays en terme de taux de croissance de la zone euro et de l’Union européenne.

Le taux de chômage

En juin 2019, pour la première fois en sept ans, le taux de chômage  était passé sous le seuil symbolique des 10%, à 9,8%. Selon L’ISTAT il devrait descendre à 9,9% l’année prochaine, mais le taux reste encore largement au-dessus de la moyenne de la zone euro (7,5%). 

Daisy Boscolo Marchi

Naissance d’un nouveau Fonds National pour l’Innovation

Le nouveau Fonds National – prévu par
Cassa Depositi e Prestiti (Cdp) – gérera un milliard d’euros pour réunir et
multiplier les ressources publiques et privées liées à l’innovation. Francesca
Bria sera Président du capital-risque, tandis qu’Enrico Resmini sera PDG et
directeur général. 

Les but du nouveau Cdp Ventur
Capital Sgr – Fonds National d’Innovation, sera de gérer un milliard
d’euros pour réunir et multiplier les ressources publiques et privées liées à
l’innovation. Il s’agira de la pierre angulaire du plan industriel triennal 2019-2021
de la Cdp avec un défi difficile mais courageux : accélérer la croissance de
l’écosystème italien du capital-risque pour l’amener au niveau des meilleurs
pays européens par taille du capital investi et la qualité des opérateurs
impliqués.

Le président du fonds – composé à 70%
par Cdp Equity et 30% par Invitalia – sera Francesca Bria, actuellement
responsable « technologie et innovation numérique » pour la ville de
Barcelone. Le conseil d’administration, qui restera en fonction jusqu’à l’approbation
du bilan au 31 décembre 2022, a nommé Enrico Resmini comme administrateur
délégué et directeur général de la société.

Au cours des trois prochaines années,
le Ventur Capital de la Cdp investira directement ou indirectement dans des
entreprises innovantes, mais soutiendra également les start-up « scale
up » (entreprise qui a une moyenne de rendement annualisé d’au moins 20 %
au cours des 3 dernières années, avec au moins 10 salariés en début de
période) et les petites et moyennes entreprises innovantes. L’enjeu est de
défendre l’intérêt national et de contraster la dispersion constante non
seulement des talents, mais aussi des éléments stratégiques pour l’économie –
comme la propriété intellectuelle – souvent revendus à l’étranger. Ces éléments
représentent une perte sèche pour le système national.

Les entreprises italiennes – à la différence de ce qu’il se passe en France – éprouvent des difficultés à accéder aux investissements pour pouvoir être compétitif en matière d’innovation. 

Daisy Boscolo Marchi

L’industrie céramique italienne

Régions industrielles

La présence de nombreuses entreprises dans des zones géographiques limitées marque l’importance du secteur italien du carrelage et de la céramique. La naissance des régions industrielles de la céramique qui, à coté de la plus grande celle de Sassuolo-Scandiano, voit la présence de celles d’Imola-Faenza, d’Imprumeta, de Vietri sur mer, de la Vénétie et fut encouragée par la présence concomitante de différents facteurs, parmi lesquels la tradition séculaire liée à l’utilisation de l’argile, la réalisation des poteries, des produits de plancher et de revêtement de sol.
A cela s’ajouta, à partir des années cinquante, la disponibilité de main d’œuvre qualifiée et des capitaux, unis à une forte demande du produit grâce à la reconstruction post conflit et à la naissance de grandes périphéries dans le nord d’Italie, tout ceci porta au développement et au consolidement des régions qui nous apparaissent aujourd’hui comme tels. La proximité des entreprises stimule l’hyper compétitivité qui celle-ci conduit à un cercle vicieux : celui de l’offre de nouveaux produits et de nouvelles solutions de décor faisant appel à de nouveaux investissements et à une innovation technologique d’équipements et de produits ;ce qui permet à l’industrie italienne des carrelages et de la céramique de présenter aujourd’hui aux concurrents internationaux ce qu’est le lendemain du carrelage. Tout ceci est rendu possible à partir de la nature « intégrée » des régions de l’Emile Romagne de la céramique (qui réalisent 90% de la production italienne) : en plus des producteurs de carreaux et de céramique, l’entier parterre des partenaires fournisseurs de matières premières , des technologies et des services indispensables pour réaliser le produit est présent.

Le modèle régional italien est objet de nombreuses études amplement imité à l’étranger

Une analyse particulièrement minutieuse a été réalisée par le professeur Michael Porter d’Harvard qui définit la région industrielle de céramique italienne comme un vrai et propre cluster, qui doit ses propres succès au système basé sur sa complexité interactive. Selon Porter, les régions sont organisées selon une structure correspondant à un « diamant », dans laquelle les différents composants interagissent entre eux : à savoir les conditions naturelles, le recours simplifié à la main d’œuvre qualifiée, les infrastructures existantes, la propension à l’utilisation du matériel pour la céramique, la situation de coopération compétitive entre les entreprises. Ce sont tous des facteurs compétitifs des succès de cette industrie italienne hormis la présence d’industries liées à la production de carreaux en céramique.

Leader dans le monde. La céramique italienne dans le monde signifie le leadership absolu

Un secteur typique du Made in Italy, pilier des matériaux de l’intérieur italien, dont la forte tendance sur les marchés du monde entier occupe la position de leader dans le commerce international grâce à sa répartition et son taux d’internationalisation productive égal à 15% du total de l’activité. L’industrie italienne de la céramique est aujourd’hui un secteur qui compte 236 entreprises et 27.000 employés, en mesure de facturer 5.5 milliards d’euros découlant à 75% d’exportations dans cinq continents. Le style unique, le goût et la qualité qui caractérisent les carreaux italiens sont appréciés dans tout le monde: 35% du montant entier du commerce international possède la marque Made in Italy.

L’Europe est la principale zone de destination des produits de céramique italienne, de ce continent, la France et l’Allemagne sont des marchés étrangers historiques et d’importance majeure en terme de céramique. La présence des produits italiens est importante également en Amérique, principalement aux Etats-Unis. Dans certains cas, la présence italienne, en expansion ultérieure dans les marchés d’Europe Centrale Orientale d’Amérique Latine se révèle positive et à laquelle s’ajoutent des réalisations prestigieuses en Asie, Afrique et Australie témoignant encore de la qualité reconnue du produit italienne dans le monde.

Carreaux en céramique

Les entreprises présentes sur le territoire italien sont 156 (-3 par rapport à 2012), où travaillent 20.573 employés (-3,83%), qui au cours de 2013 ont produit 363,4 millions de mètres carrés (-1,05%) de telle sorte à atteindre les ventes de 389,3 millions de mètres carrés (+1,85%). La dynamique des marchés de destination est divergente, qui enregistre en Italie une chute de -7,18% (86,5 millions de mètres carrés en 2013) devant une croissance de +4,76% dans les exportations, maintenant égal à 302,7 millions de mètres carrés. Le chiffre d’affaires total est egal à 4,73 milliards d’euro (+3,16%) dont 3,87 milliards d’exportations (+5,66%) et à 856 millions des ventes sur le territoire national (-6.84%). En 2013 les investissements sont de 225 millions d’euros, égal au 5% du chiffre d’affaires annuel, et en cours d’année égal à 248 millions d’euros, (+10% par rapport au 2013).

Céramique sanitaire

Les entreprises industrielles productrices de céramique sanitaire sont 36, principalement localisées dans la région de Civita Castellana (Viterbo), qui occupent 3.723 dépendants et ont produit 3,80 millions de pièces (-6,77%), et vendu 3.60 millions de pièces (-6,77%), sorties des usines italiennes. Le chiffre d’affaires est de 308,4 millions d’euros (-8,68%), découlant de 204 millions de ventes sur le marché national et de 104,2 millions des exportations.

Vaisselle

Les neuf entreprises industrielles italiennes occupent 675 dépendants pour une production (et ventes) de 13.000 tonnes de produit fini. Le chiffre d’affaires 2013 est égal à 40 millions d’euros dont 70% réalisé en Italie.

Réfractaires

Les 35 entreprises actives dans la production de matériaux réfractaires présentes sur le territoire national occupent 2.125 employés (+6 par rapport à 2012) pour une production égale à 421.172 tonnes (-10,07%) et des ventes à 442.694 tonnes (-9,17%). En 2013 les ventes en Italie ont été de 279.680 tonnes. Le chiffre d’affaires total est égal à 392,8 millions d’euros, découlant des ventes sur le territoire national pour 238.3 millions d’euros (-11,7%), de 91,7 millions d’exportations communautaire (-4,25%) et de 62,8 millions d’euros d’exportations extracommunautaire (+0,33%).

Le train ultra-rapide Hyperloop arrive en Italie

Une bonne nouvelle l’annonce de la naissance de Hyperloop Italia. Le PDG sera Bibop Gresta, ancien fondateur de l’American HyperloopTT. Hyperloop est un train ultra-rapide qui permet de rouler à 1200 km / h en lévitation magnétique. Le projet nous dévoile une donnée importante : l’avenir du transport italien est le rail.

Hyperloop a un seul objectif : créer un concept de transport
révolutionnaire capable de relier de très longues distances en un temps réduit.
Si l’hyperloop devrait être opérationnel dès 2020 à Dubaï pour
l’Expo, Gabriele «Bibop» Gresta – fondateur et présidente de la
multinationale – croit au potentiel du marché ferroviaire italien et a
présenté mercredi le projet « Hyperloop Italia », une nouvelle
entreprise qui vise à construire ce fameux train (qui roule à 1200 km / h) dans
le pays. Oublions la grande vitesse, Hyperloop c’est l’avenir. 

En Italie, Gresta veut construire six sections Hyperloop le long des voies ferrées et des autoroutes. Il est en contact avec Anas, FS, Ferrovie Nord. Les présidents des régions des Pouilles, de la Basilicate, de la Sicile, de la Lombardie, de la Vénétie et du Frioul-Vénétie Julienne ont déjà manifesté leur intérêt. Parmi les projets à l’étude, les lignes Gare de Milan Cadorna-Malpensa Airport en moins de 10 minutes, et Vérone-Trieste en une demi-heure seraient incluses. Le nouveau train devrait être construit directement le long des voies et routes existantes, dans les couloirs de 20 mètres déjà existants ou en creusant sous le sol. Les premières études de faisabilité seront annoncées le 20 février.

Fondée en 2013 par Bibop Gresta et d’autres partenaires, HyperloopTT dispose d’une équipe mondiale de plus de 800 ingénieurs, créatifs et experts technologiques répartis en 52 équipes multidisciplinaires et 50 partenaires entre entreprises et universités. Basé à Los Angeles, HyperloopTT possède des bureaux en Amérique du Nord et du Sud, au Moyen-Orient et en Europe.

A propos du fondateur Gabriele « Bibop» Gresta

À 12 ans, Gabriele n’écoute
pas son père et continue à bricoler avec l’ordinateur. Plus tard, ce
« jeu » deviendra son travail : Gabriele dirige la division italienne
du développement de logiciels de l’American Alpha Center.

Il fonde ensuite Bibop Spa,
une société de production et de distribution de contenu et également Digital
Magics, un incubateur de startups innovantes, coté en bourse. En tant
qu’investisseur, il contribue au développement de nombreuses startups et participe
au développement des sociétés cotées en tant que membre du conseil
d’administration, non seulement en Italie, mais aussi au Royaume-Uni et en
Allemagne. Avec Dirk Ahlborn, il est PDG et co-fondateur de Jump Starter et
Vice. Il était animateur, auteur et producteur d’émissions de radio et de
télévision, et a joué dans deux films, « Le secret du jaguar » et
« Tobia al Caffè ».

En 2013, il déménage aux États-Unis, en Californie, où il vit
toujours. C’est ici qu’il découvre l’idée d’Elon Musk sur Hyperloop. En 2014,
il fonde avec Ahlborn la société Hyperloop Transportation Technologies Inc.,
dont il est maintenant COO et PDG. 

Gresta est aujourd’hui l’un des orateurs les plus estimés au monde : ses discours ont atteint le Forum économique mondial, les Nations Unies, le Ted. Il est membre de la Fondation Rockeller et de la Singularity University.

Edoardo Secchi

Moncler & Milan pourraient bientôt passer aux groupes Kering et LVHM

Remo Ruffini, PDG et actionnaire de référence de Moncler, a confirmé des contacts avec le groupe de luxe français Kering, tout en précisant qu’il s’agit de l’un des échanges que la société a l’habitude d’entretenir et qu’il n’y aurait actuellement aucune offre précise. En même temps, Louis Vuitton serait en train de s’intéresser au club de football de Milan. Le club « dei Rossoneri » est en pleine crise financière et sportive. Il n’a qu’une propriété temporaire – le fonds américain Elliott, premier créancier et devenu actionnaire quasi unique depuis l’été 2018. Le club semble avoir besoin d’une nouvelle référence stable, comme il l’a été Silvio Berlusconi auparavant. 

Moncler, une croissance spectaculaire 

Moncler était presque en faillite dans les années 90. La relance est venue grâce à Remo Ruffini et depuis la société n’arrête pas de croitre. Le débarquement en bourse a eu lieu en fin 2013, à 10,20 euros par action. Depuis, la croissance a été de 315%, soit une moyenne de 26,7% par an. En 2018, la société a clôturé avec un bénéfice net de 138,7 millions sur un chiffre d’affaires de 237,6 millions, avec une dette financière à long terme qui ne dépasse guère 80 millions.

L’Italie et la France: une saine compétition dans le monde du luxe 

Certes, ce n’est pas la première fois que les français se tournent vers les marques de luxe italiennes. Le groupe Kering possède déjà Gucci, Pomellato, Brioni et Bottega Veneta. Le rival Lvhm, le colosse de Louis Vuitton, au fil des ans a répondu en rachetant Fendi, Loro Piana et Bulgari. Et ces dernières semaines, elle a fait une offre formelle à Tiffany, une société américaine active dans la vente de bijoux et synonyme de style et d’élégance dans le monde. La stratégie à suivre dans le monde du luxe serait celle de la « diversification ». Dans le cas de Kering, le groupe deviendrait actif dans un segment dans lequel il n’opère pas actuellement et dans le cas de LVHM, l’achat du club de football pourrait devenir un véhicule pour transmettre un message plus large visant la beauté et compléter le succès d’un groupe, le rapprochant d’une réalité plus « populaire ». 

Quelqu’un se plaindra pour le fait qu’une autre entreprise italienne passe aux investisseurs étrangers, mais une entreprise est comme une plante: pour ne pas la laisser mourir, il faut l’arroser. Pas avec de l’eau, mais plutôt avec des investissements et des nouveaux capitaux. C’est faux de penser que tous les groupes étrangers qui ont acquis une marque de luxe italienne, ont finit par lui voler ses énergies humaines et son « savoir faire ». Une preuve? Le succès de Gucci sous LVHM.

Daisy Boscolo Marchi

Le secteur du tourisme en Italie : un bilan controversé

 En Italie, le tourisme emploie 4,2 millions de personnes

Le tourisme en Italie est un secteur
capable de générer de nouveaux emplois. Le confirme l’Eurostat dans son
rapport « Tourism Satellite Accounts in Europe » de 2019 : le
secteur emploie actuellement 4,2 millions de personnes, le plus grand nombre
d’emplois générés dans le secteur en Europe. Dans l’Union européenne, le
secteur a généré un total de 16,5 millions d’emplois dans quinze pays.

En chiffre d’affaires, l’Italie occupe la troisième place

Mais le rapport d’Eurostat se concentre
également sur d’autres aspects. En ce qui concerne les dépenses des touristes
dans les pays qu’ils visitent, la France enregistre les revenus les plus élevés
: 64 221 millions d’euros, soit 16% des dépenses touristiques totales de l’UE
(405 000 millions d’euros). L’Espagne arrive en deuxième position (59 213
millions d’euros), l’Italie troisième (48 148 millions d’euros, 12% du total).
L’Allemagne (39,555 millions d’euros), les Pays-Bas (32,490 millions d’euros)
et la Grande-Bretagne (31,650 millions d’euros) suivent. Ces six pays
représentent 68% des dépenses totales des touristes arrivant dans l’UE.

Selon le rapport d’Eurostat, le tourisme
pèse pour environ 4% du PIB italien. En moyenne, le tourisme contribue pour
3,4% au produit intérieur brut des pays européens.

Italie quatrième pour nombre de nuitées

L’Allemagne a dépassé l’Italie en nombre
de nuitées dans les installations touristiques en 2019, reléguant le « Bel
Paese » en quatrième position dans l’UE. 

Selon Eurostat, en 2019 :

  • l’Espagne reste première avec 469 millions de nuitées (+ 0,5% par rapport à 2018),
  • la France se place deuxième (446 millions, + 0,8%),
  • l’Allemagne troisième (436 millions, +4 %), 
  • l’Italie quatrième avec 433 millions (+ 0,9%). 

En 2018, l’Italie était troisième, avec 429 millions de nuitées (+ 1,9%), et l’Allemagne quatrième, avec 419 millions (+ 4,3%). Au total, les nuitées dans l’UE sont estimées à 3,2 milliards, en hausse de 2,4% par rapport à 2018.

Daisy Boscolo Marchi

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